Présentation

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /Août /2008 14:50

Le directeur général arrive.
Je l'observe depuis mon bureau à l'accueil.
Au départ c'est le directeur que je préférais : rigolo, lunettes au nez, petit sourire aux lèvres.
Et puis de temps en temps quittant l'entreprise pour revenir avec une boîte ronde de bonbons Haribo achetés au supermarché du coin. Il me tendait la boîte et me disait : "un bonbon, mademoiselle ?".

Entre-temps j'ai discuté avec une assistante de direction, qui m'a certifié que ce directeur-là était celui qu'il fallait le plus craindre : "Un jour, il a même fait pleurer l'autre standardiste. Il l'a engueulée devant tout le monde, elle a fondu en larmes ! Non, vraiment, c'est le pire de tous !"

Depuis ces révélations, je reste quelque peu sur mes gardes. Je le salue comme il se doit, tout en gardant un zeste de prudence en poche, au cas où il attaquerait.

Aujourd'hui, donc, je le vois arriver.
Il entre, me fixe comme à son habitude, me serre la main et me dis : "Alors comme ça vous nous quittez ?"

 

Il me dit toute sa déception de me voir partir puis :
"Vous viendrez dans mon bureau cet après-midi".

"D'accord", je réponds, sans comprendre ce qu'il me veut.

Cinq minutes plus tard, il m'appelle :

"Mitch, venez tout de suite dans mon bureau".

Je monte, ne sachant que penser. Que me veut-il au juste?

"Entrez et fermez la porte. Asseyez-vous, enfin assieds-toi.".

 

Et voilà toute l'affaire.

"J'ai vu ton CV, qui est très impressionnant.

Il se trouve qu'un poste se libère dans le Nord. Es-tu intéressée ?"

A vrai dire, c'est toujours un poste de standardiste, mais apparemment avec des compétences élargies.
"On a parfois des pépites dans notre entourage et on ne s'en rend pas toujours compte", me souffle-t-il.
"M. N (autre directeur) est content de vous et trouve que vous rédigez très bien les courriers. L'accueil est excellent."
Je lui demande si le poste sera "évolutif".
"Non, a priori il n'est pas évolutif. Mais si on veut tous les postes le sont. Vous pouvez très bien partir de très bas et arriver tout en haut".

Tous ces propos me font du bien : comme ces fois où on a l'impression, l'espace de quelques secondes, que l'espace s'ouvre à nous, qu'un immense champ de possibilités et de promesses fait jour. Je vais réussir. Je suis reconnue. Désirée. On a envie que je reste. Je suis compétente. Je vaux quelque chose.

Et me voilà donc, l'espace de quelques instants, envahie par un sentiment de pure satisfaction.

Bien sûr, le poste est trop loin de là où j'habiterai, ce serait une fois de plus pour faire du standard, pour s'ennuyer ferme peut-être encore. Mais en tout cas, même si ça ne mène finalement à rien, cette petite discussion m'a fait du bien. C'est déjà beaucoup.

 

Par Mitchelle - Publié dans : Mitch au boulot
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 18:43
Eh oui ça y est.

Je suis en train de renoncer à préparer les concours aux écoles de journalisme.

Car à 26 ans, les envies sont un peu déplacées. A l'envie d'aventure s'est ajoutée celle de se concocter un petit nid avec un déluré - de marcher moins vite - de dégoter plus de régularités.

Bref, à 26 ans, je renonce presque.

Je vais chercher ailleurs. Prof de lettres, traductrice, rédactrice : jongler avec ce qui fait mes préférences.
L'écriture. Le contact. Le terrain.

Et puis sur le chemin j'aurais les pupilles noires la vue perçante prête à saisir toutes les bonnes occasions

26 ans, finalement, c'est un âge intéressant.
En tout cas pour ma part, j'aspire à commencer une nouvelle vie. J'ai envie plus qu'envie de faire un boulot qui me plaît qui me valorise un boulot d'actrice oui c'est ça, avec une scène de l'espace un public et mes plus beaux rôles.

Clap 1 DONC : mon déluré et moi partons à TOURCOING, une petite ville du Nord de la France, près de Lille.
Nous avons un appartement.
Des meubles récupérés ici et là.

Le reste suivra-t-il ? (j'ai nommé : un boulot _ du fric)

L'avenir saura quelles extraordinaires aventures nous attendent dans cette région de briques rouges.
Par Mitchelle - Publié dans : Mitchelle en temps réel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 16:06
Bientôt dans ce blog vous pourrez lire une nouvelle histoire de mitch palpitante et exceptionnelle.

De l'amour, du cul et du romantisme, tout ça dans un cocktail de fleurs et d'histoires trépidantes.

A suivre donc, à partir de la semaine prochaine...

Ouvrez grands les yeux, cette fois c'est DESTINATION AILLEURS !
Par Mitchelle - Publié dans : Mitch journaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /Août /2008 16:27
Un point c'est tout.
Par Mitchelle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 14:20

Mon ex m'a écrit un sms.

Je n'ai pas encore osé l'ouvrir, parce qu'à chaque fois que j'en reçois un, c'est un sms assassin. Pour faire mal là où ça fait mal, au seul point sensible, juste là. A chaque fois comme une claque en pleine figure.

Cette fois-ci, j'ai juste vu que son sms commençait par "Sache que je"...

Hier soir, je n'ai pas eu envie d'en connaître la suite, de peur de faire de mauvais rêves, ou carrément de ne plus pouvoir dormir.

Ce matin, je n'ose pas non plus l'ouvrir de peur de voir ma journée gâchée par ses traîtres mots.

Je l'ai quitté violemment, du jour au lendemain, apparemment sans qu'il ait rien vu ni aperçu ni compris.

Certainement le choc en a été décuplé. J'ai dû lui faire beaucoup de mal.



Plus d'un an et demi après, il continue de déverser ce mal sur moi, dès qu'il en a l'occasion.

J'ai pensé à bloquer son numéro sur mon portable, pour ne plus rien recevoir de lui.

A porter plainte, certaines fois, quand ses mots dépassaient les limites.

A l'appeler ou à le voir, pour régler nos comptes une fois pour toutes.

Mais le silence est parfois la meilleure des armes.

 

"Sache que je"...

Qu'a-t-il bien pu vouloir dire cette fois-ci.

Le plus probable : Sache que j'ai appris que tu quittais Lyon et que je te souhaite tout le malheur possible avec ton nouveau petit con 

Le plus inattendu : Sache que je m'excuse pour tout le mal que j'ai pu te faire depuis notre rupture. J'ai su que tu partais dans le Nord, je te souhaite beaucoup de bonheur, prends soin de toi 

Le plus menaçant : Sache que je t'interdis de contacter mes amis avant ton départ et surtout d'aller leur présenter ton petit con, sinon ça va mal se passer pour vous 

Le plus informatif:  Sache que je quitte Lyon l'année prochaine et que je pars m'installer à Paris avec ma nouvelle copine 

Le plus "faire-part" : Sache que je suis avec une fille depuis six mois et que nous sommes très heureux ensemble. Nous allons nous marier en décembre

Le plus douloureux:  Sache que tu m'as fait beaucoup de mal, qu'aujourd'hui je vais mieux et que je ne veux plus entendre parler de toi

Le plus suppliant : Sache que j'ai appris que tu partais et que j'aimerais te revoir une dernière fois avant.

Je pense que j'ai à peu près fait le tour de ce qu'il pouvait me dire.


L'heure est donc venue de lire son sms.

Je me promets de ne pas être atteinte par ses propos, de prendre le recul nécessaire pour les découvrir.

Il m'a déjà tellement fait de mal, lui qui m'avait dit une fois que les mots pouvaient être des pistolets chargés...

Cette fois-ci la balle ne suivra pas la trajectoire habituelle. Elle déviera jusqu'à la poubelle, que j'irai aussitôt vider.

Je m’en vais lire son message.

"Bonsoir Mitch. Sache que je tiens toujours à toi après un an et demi de séparation. Tu es la femme de ma vie. STP reviens. Je te demande pardon pour tout".

C'est le pire et le meilleur message que je pouvais recevoir.

D'un côté il n'est pas menaçant, pas méchant, même un peu doux.

D'un autre côté il est triste, implorant, il fait mal parce qu'il fait pitié.

Mon compagnon d'alors, mon ex, je l'ai aimé mais je n'étais pas très heureuse avec lui.
Trop souvent je souffrais, j'angoissais, je me sentais seule, à ne pas pouvoir partager les choses.

Aujourd'hui je pense que lui m'aimait vraiment mais qu'il m'aimait mal, maladroitement.
Il a dû savoir que je partais de Lyon.
Peut-être qu'il a bu quelques bières avant de m'envoyer ce message.
Peut-être qu'il se sent seul.
Peut-être qu'il regrettera de m'avoir dit qu'il m'aimait et que dans peu de temps il m'enverra un nouveau message pour déverser sa méchanceté et se venger.

Le sms, quand même, c'est une manière spéciale de communiquer. Il ne m'appelle pas pour me dire les choses clairement, et par sms, elles semblent ne pas être vouées à recevoir de réponse. Les mots sont là, mais ils sont comme une parole qu'on a besoin de dire, en sachant que c'est trop tard, qu'il n'y aura pas de retour. S'il voulait vraiment que je revienne, ne m'appellerait-il pas ? Il m'écrirait une lettre ou bien. Mais un sms, c'est si petit, si vite envoyé...j'ai envie de dire... si lâche.

Par Mitchelle - Publié dans : Les histoires sexuelles de Mitch
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /Août /2008 13:27
Tout le monde tremble et se tient droit.
Têtes hautes. 
Rangs serrés, depuis l'accueil au rez-de-chaussée jusqu'au 2e étage.
Dès que son pied foule notre sol, nous entonnons le chant d'honneur :

"PDG tout-puissant
Nous levons vers vous
Nos mains notre coeur
Toujours opérationnels 
Toujours dévoués
Depuis l'aube jusqu'au soir
PDG notre gloire".

Le PDG nous inspecte un par un.
Langue, épaules, doigts.
Tout doit être nickel.

L'homme est très grand. Il n'a pas d'ordinateur, juste un téléphone portable hyper performant.
Il est accompagné de tous les directeurs de la boîte : Jean-Marie -distribue des bonbons-, Bernard -petit, frisé, râleur, nerfs à vif-, le ténébreux Christian -élégant et extra-, enfin André le blond, plus déconneur qu'il n'en a l'air. 

Le PDG est le plus grand de tous. 
Devant lui chacun se prosterne.
Il est à la tête de 35 millions d'euros.
Voyage exclusivement en classe affaires.
Mange dans les meilleurs restaurants.
Applique ses sentences partout où il passe.
Porte toujours le même costume : bleu marine sur bleu ciel. Une cravate, des chaussures noires. Lunettes de soleil. 

Le PDG est un homme absolument maniaque. 

Un homme hors du commun : pour cela nous l'acclamons.
Nous sommes ses enfants, ses esclaves.
Ses hommes.   

Par Mitchelle - Publié dans : Mitch au boulot
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 17:25
La mauvaise confiance
"... Je voudrais vous poser une question : n'avez-vous jamais pensé que la confiance de certains nous valorise alors que celle d'autres nous déshonore et nous réduit à l'état de serf ?"

L'amitié par dessus-tout
"Dans la vie, personne ne peut trahir les liens d'amitié, surtout ceux qu'on a noués au temps de la misère. L'amitié, la reconnaissance ligotent aussi les hommes et les plongent dans des situations complexes. Mais si on les tranche, ils nous causent des déchirements, des remords difficiles à expliquer. Et puis, il y a de très vieux principes qui restent toujours très justes. Les anciens ne disaient-ils pas : "Quand on aime, même la châtaigne d'eau semble ronde, quand on hait, même le fruit du savonnier vous semble carré."

De Duong Thu Huong, Au-delà des illusions, p.282-283
Par Mitchelle - Publié dans : Mitchelle en temps réel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 17:59
Je m'occupe tous les soirs d'affranchir le courrier puis d'aller le déposer à la poste.
Courriers ordinaires, recommandés, chronoposts.
Aujourd'hui comme tous les jours, quelques minutes avant de partir à la poste (en tout cas la dernière demi-heure), tout le monde m'amène son courrier. C'est du dernière minute. Je dois l'affranchir en vitesse et partir avant 17h00.

Entre-deux le téléphone sonne, des gens arrivent. Il faut tout gérer à la fois.

Je pars chargée à la Poste. Le sac est très lourd. D'habitude quelqu'un m'accompagne quand je suis trop chargée, mais la personne est en vacances, alors je me débrouille.

Arrivée au bureau de Poste je glisse les enveloppes dans les urnes, je fais cacheter les recommandés, enregistrer les chronos. Enfin je suis délestée.

Je rentre à l'entreprise reprendre le standard.

Arrive la petite mince que j'ai passé tout l'après-midi à maudire parce qu'elle refuse de me rendre le moindre service et qu'elle pourrait s'appeler "Professionalisme" vidé de toute tendresse. Sèche, raide, sous ses airs de douce, stressée, sûrement, égoïste, peut-être.

Elle m'énerve tout simplement. Je l'aurais voulue maternelle, gentille, solidaire, aimable, rassurante. Tout l'inverse. Elle n'est pas là pour ça, peut-être.

Arrive donc la petite mince que j'ai passé l'après-midi à maudire.
Dans ma tête je l'ai même traitée, à un moment, de grosse conne. C'est pour dire.

Elle me dit : "Je vais récupérer mon chrono" (c'est le reçu qu'on garde après avoir donné le chrono à la poste).

Et là trou noir. De quel chrono parle-t-elle ?

Je ne me souviens pas du tout avoir donné son chrono au gars de la poste.
Elle commence à voir rouge : "C'est un chrono super important en plus ! Qu'est-ce que tu en as fait ?"
D'un coup elle me communique tout son stresse. Elle répète : "C'était un chrono hyper important, il faut à tout prix qu'il arrive demain."
Je lui dis : "Peut-être que je me suis trompée, que je l'ai mis avec les courriers ordinaires"
Elle : "Il faut que tu retournes à la poste, que tu leur demandes, c'est urgent, dépasse tout le monde s'il le faut"
La poste bien sûr à cette heure-là est déjà fermée.
Je cours quand même.
La porte est close.
Cependant j'entends encore les employés s'activer à l'intérieur.
Je frappe.
Je crie.
Je frappe encore contre la porte.
Personne ne réagit.
Je frappe encore.
Rien.
Je suis désespérée.
Il ne se passera rien, je vais revenir bredouille, c'est sûr.

Au bout d'un moment je finis par rentrer.
Quelques instants plus tard arrivent le PDG et le directeur financier. Ce dernier me reproche d'avoir quitté mon poste trop longtemps : le téléphone n'arrêtait pas de sonner dans les étages.
Puis arrive la femme petite et mince.
Quand je lui apprends que la poste ne m'a pas ouvert, elle décide de partir elle-même.
Elle rentre bredouille.
Les joues écarlate. En colère.
Ils lui ont ouvert tellement elle s"'acharnait sur la porte. mais ils n'ont pas trouvé son chrono.

"Qu'est-ce que tu as fait de mon chrono ? Tu l'as affranchi ? Tu l'as perdu ????
Elle se met à fouiller partout, en rage autour de mon bureau, dans la pièce de la photocopieuse.
Et là elle le voit : il est posé sur la photocopieuse. Je l'ai oublié, laissé là.

Elle est furieuse. Elle ne me regarde même pas. Elle part à l'étage, en rage, tel un ouragan jetant des flammes rouges alentour.

Oublier un chrono. Ca arrive n'est-ce pas ?
Mais là, pendant quelques minutes, j'ai comme senti ma vie basculer.
Je me suis vue faire une faute professionnelle, faire crouler la boîte pour cet oubli, me faire tabasser par le directeur financier, être montrée du doigt et jetée à la porte, haïe, fautive, incapable.

La femme mince et petite est remontée dans les étages.
Je ne l'ai pas encore recroisée.
Je ne sais pas si elle m'adressera encore la parole. Elle m'en veut c'est évident.
Je ne sais plus à quel point je suis étourdie, à quel point faire des erreurs est normal, humain, à quel point je suis à la hauteur ou complètement nulle.

Je ne sais plus où j'en suis.
Je sais seulement que là, pendant quelques minutes, j'ai vécu un très mauvais moment.


Par Mitchelle - Publié dans : Mitch au boulot
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 09:59
Le PDG est passé à l'accueil ce matin.
Je ne sais plus où j'ai lu que ces gens-là aussi ont besoin de se confier. Ils travaillent beaucoup, gèrent seuls leurs nombreuses responsabilités. Alors parfois il faut que ça sorte, d'un coup, vlan, qu'ils se confient : là, ce qu'il y a au fond d'eux.

Les jeunes buvaient de l'alcool, affalés sur le banc...

Le PDG est passé à l'accueil ce matin.
Il a fait un tour, avant de déclarer : "Ah ils sont beaux les jeunes !"
Je me suis tournée vers lui : regardé dans la direction qu'il indiquait : aperçu trois jeunes assis sur un banc, vêtus de treillis, torses nus, coiffés punk et buvant au goulot de l'alcool.

"Ah ils sont beaux les jeunes !" a répété le PDG, l'air décontenancé.

Sur le coup j'ai pensé : ils existent à ses yeux puisqu'il les regarde. Et même peut-être il les considère un moment et se met à leur place, enfin quelque chose comme ça.

Puis le PDG a ajouté:  "Ils commencent bien la vie, les jeunes... Au lieu de penser à leur carrière... J'ai un petit-neveu qui est un peu comme eux... Enfin heureusement il travaille... Mais de voir des gens comme ça ça me fout les boules.."

J'ai pensé alors aux propos d'Alain Juppé dans le JDD d'il y a deux semaines, des propos à peu près dans ce style :
"Je rêve d'avoir un yacht, mais quand je vois les gens qui en possèdent un, je comprends pourquoi je n'en ai pas et c'est très bien comme ça".

Alors certes, je m'imagine parfois à la tête d'une grande entreprise, mais quand j'entends les propos de certains PDG qui pensent instinctivement "carrière" à tout bout de champ, je comprends pourquoi je ne suis pas de ceux-là.
Par Mitchelle - Publié dans : Mitch au boulot
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /Juil /2008 17:25
La vieille fille mince qui a épousé le longiligne

Une vieille fille mince et petite à forte poitrine s'est enfin casée avec un grand maigre brun prénommé Philippe.
Elle me dit hier : "Le PDG tu ne dois pas le craindre : tu dois avoir un fort caractère et le regarder droit dans les yeux". Je n'y suis pourtant toujours pas parvenue. Ce gars m'effraie.
 
La vieille fille et son nouveau mari ont tous les deux de toutes petites fesses plates. 

Le PDG m'effraie : j'en rêve même la nuit...

Mais assez parlé de sexe. Arrive le PDG. Grand, bel homme, yeux bleus, droit comme un piquet, exigeant, maniaque. Quand je le vois je me raidis. Je crains cet homme qui appartient au monde des 1ères classes et classes affaires, haute bourgeoisie, horde des hautains. Il serre toujours la main mollement : paraît qu'il a peur d'attraper une maladie. Depuis qu'il m'a parlé comme à une merde, la dernière fois, j'ai peur de lui. Parce que s'il me parle encore une seule fois comme ça j'éclate en sanglots. 

La nuit parfois en ce moment il m'arrive de rêver de ce PDG. Je rêve de lui à la place de mon père, qui sûrement lui ressemble par son côté autoritaire et charismatique. Ces gars m'effraient.  

La fragile Julie Gimini

Derrière le PDG se cache Julie Gimini : petite, douce, cheveux au carré. Mais exigeante. De toute façon ils ont l'air tous exigeants et travailleurs dans cette boîte. Des studieux. Par contre Julie Gimini m'inquiète : elle est déjà toute mince et elle mange du Weight Watchers. L'abus de sérieux n'est pourtant pas bon pour la santé. Franchement elle doit peser à peine 45 kilos. J'espère qu'elle ne couve pas un désaxement mental à force de travailler ici, de 8h à 20h, tous les jours. 

Ingénieur : un boulot qui fait rêver ?

Car tel est le sort des ingénieurs : répondre aux appels d'offres, étudier devis et propositions de prix, gérer des chantiers. Est-ce un boulot passionnant ? 

Un boulot, en tout cas, qui demande travail, sérieux, concentration. Qui paie, sûrement. Mais qui met la pression -un petit jeune de 25 ans a démissionné la semaine dernière justement à cause de ce trop plein de pression-. 

Mon sex-symbol dans la boîte  

Alors, derrière mon bureau, à l'accueil, tous les jours, je profite des bons moments : le passage de mon sex symbol de la boîte, Jean Bardy. Yeux bleus, démarche de cow-boy, cheveux poivre et sel en brosse, jean et poignée de main franche et nette. S'il me prend derrière le bureau je le laisserai faire. Je lui ai jamais parlé plus qu'un "salut, ça va?" mais ce gars suffit à me faire kiffer.

Le bras-droit du PDG : mon père adoptif

Ensuite il y a le bras droit du PDG. Poignée de main franche. Respectueux et très charismatique. Le genre de gars que j'apprécie énormément. Il a du pouvoir, mais il n'ignore pas pour autant les "petits". Et même la dernière fois il m'a demandé de rédiger un courrier pour sa pomme. J'étais fière, d'avoir enfin quelque chose à faire, et quelque chose qui a un soupçon de valeur. Je vois bien que j'existe aux yeux de cet homme, et ça c'est primordial. Il connaît mon prénom, il me salue, il me remarque quand nous sommes à la même terrasse de restaurant. Oui, j'existe pour lui.

A la poste : entre garce et pervers

A part ça je vais à la poste.
A la poste, je donne les recommandés à une petite garce rapide, directe et méchante aux mains noires. Elle commence à m'apprécier depuis que je suis une habituée. Mais au départ elle était sèche et méchante.
A côté d'elle, le barbu du guichet des chronoposts. Mains et bras très poilus, ventre bedonné, regard de pervers. Ce gars ne me plaît pas du tout. En plus il est très très lent pour enregistrer les chronos, il me dégoûte. 

Retour à la réalité oblige...

Mais bon, au final, tout ça ce ne sont que des impressions. Des impressions chevauchées, prises à la va-vite, comme dans un coup de vent. Pour dire quelque chose de cette entreprise où je passe mes journées, mon été. J'en reste donc aux impressions, puisque nous n'avons pas même une seconde pour lier connaissance. Nous échangeons regards, poignées de mains et salutations. C'en reste là. Dommage : au choix je déjeunerais bien avec le sex-symbol et surtout avec le bras droit du PDG. Mais bon, le rêve offre aux consciences toutes les possibilités, la réalité pour sa part est toute autre...    
Par Mitchelle - Publié dans : Mitch au boulot
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus